Né le 5 juin 1901 à Verrières-le-Buisson (Essonne), après des études à Saint-Louis de Gonzague et Louis-le-Grand, il prépare le concours d'entrée à l'Ecole Polytechnique qu'il
réussit en 1921. Sorti de Polytechnique en 1923, il intègre l'Ecole navale.
Enseigne de vaisseau de 2e classe en octobre 1923, il embarque comme élève sur la Jeanne d'Arc, est ensuite affecté au cuirassé Provence puis à différents bâtiments de la Royale.
Lieutenant de vaisseau en 1930, chevalier de la Légion d'Honneur en 1935, il entre à l'Ecole de Guerre navale pour un an en décembre 1936.
A la déclaration de guerre en 1939, Honoré d'Estiennes d'Orves sert à bord du Jaguar comme sous-chef d'Etat-major de la 2e Flotille de torpilleurs en Méditerranée. En décembre 1939, il est officier d'ordonnance à bord du Duquesne, dans la Force "X" de l'Amiral Godfroy.
L'Armistice de juin 1940 le surprend à Alexandrie. Ne pouvant se faire à l'idée que sa patrie vaincue accepte la défaite, il constitue un groupe de marins et d'officiers déterminés comme lui à continuer la lutte, prend le nom de "Chateauvieux" (du nom de l'une de ses aïeules) et entre en contact avec les autorités de la France Libre.
Il quitte Aden avec son groupe et après un voyage de deux mois autour de l'Afrique, rejoint le Général de Gaulle à Londres le 27 septembre 1940.
Sur place, il rencontre l'amiral Muselier mais ne trouve pas d'emploi convenant à l'activité dont il déborde. Capitaine de corvette le 1er octobre 1940, le poste de chef du 2e Bureau de l'Etat-major des Forces Navales Françaises Libres (FNFL) lui est offert; il accepte et remplace le commandant Passy à la tête du SR de la France Libre, mais ne tarde pas à solliciter la faveur de passer en France pour y organiser un réseau de renseignements.
Ayant convaincu le Général de Gaulle de monter une liaison avec la France et de développer et coordonner le réseau embryonnaire qui a pour nom de code "Nemrod" (née sur l'initiative de Jan Doornik et Maurice Barlierdès), il est affecté dans ce but à l'Amirauté britannique à partir du 15 décembre 1940.
Il embarque à Newlyn le 21 décembre 1940, sous le pseudonyme de "Jean-Pierre Girard", avec un radio télégraphiste, Georges Marty, sur un bateau de pêche, la Marie-Louise, à destination de Plogoff. Installé chez les Clément, à Chantenay-sur-Loire près de Nantes, parfaitement aidé dans ses déplacements par Maurice Barlier, il rayonne à travers toute la Bretagne et ne tarde pas à mettre sur pied l'organisation précise du réseau. Il transmet des renseignements capitaux sur les défenses côtières allemandes en construction, les sous-marins, les aérodromes et les dépôts d'essence de la région nantaise.
Du 6 au 19 janvier 1941, il se rend à Paris pour organiser un second réseau, rencontre Jan Doornik et de nombreuses personnalités. De retour à Nantes le 20 janvier, il se réinstalle
chez les Clément. Ceux-ci ont mis leur maison à son entière disposition et lui font part de leur inquiétude au sujet du comportement suspect de Marty. Honoré d'Estiennes d'Orves décide alors de
renvoyer son radio à l'occasion du prochain voyage à Londres. Il est déjà trop tard. Le 22, les Allemands envahissent la ferme. Après avoir résisté, d'Estienne d'Orves, le visage en sang, est
menotté et conduit avec ses compagnons à Angers.
La trahison de Marty permet aux Allemands d'arrêter également Barlier, Doornik et l'ensemble du réseau, au total 26 personnes. Le 24 janvier, les inculpés sont dirigés sur Berlin puis ramenés à Paris, à la prison du Cherche-Midi. D'estienne d'Orves, mis au cachot, est soumis à un régime particulièrement rigoureux. Son moral ne s'en ressent pas. Il trouve même le moyen de galvaniser l'énergie de ses compagnons.
Le procès commence le 13 mai. Prenant sur lui toute la responsabilité, il défend ses co-inculpés. Le 23, la Cour martiale rend son jugement. Le capitaine de frégate d'Estiennes d'Orves et huit de ses camarades sont condamnés à mort et transférés à Fresnes.
Le conseiller juridique allemand Keyser prend sur lui d'aller à Berlin demander la grâce des condamnés. Vaine démarche. Le 28 août au soir arrive l'ordre de passer par les armes, dès le lendemain, les trois principaux responsables: d'Estienne d'Orves, Barlier et Doornik, les six autres bénéficiant de remises de peines.
L'exécution a lieu le lendemain, 29 août 1941 à l'aube, au Mont-Valérien. Honoré d'Estiennes d'Orves a été inhumé après la guerre à Verrières-le-Buisson.
Source: Ordre de la Libération.
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Des anciennes des EMSI reviennent aujourd'hui sur cet épisode. << La SAS (Section Administrative Spécialisée) avait, comme à l'habitude, mis un véhicule "Dodge" à la
disposition de quatre jeunes femmes avec, en plus du chauffeur, quatre hommes armés pour les protéger >>. Par ailleurs, l'aumonier militaire Paul-Joseph Seïté, accompagné de son
chauffeur et d'un dragon de protection, s'était rendu auprès du détachement en poste à la cote 749. Il se joint au convoi du retour à bord de sa 2 CV personnelle, profitant ainsi de l'escorte des
EMSI. Le convoi s'échelonne alors sur 1,5 km.
On en parle peu, voire pas du tout... Et pourtant. Pour la
seule années 2010, et pour la seule armée de Terre (dont les effectifs représentent 86% des hommes et femmes déployés en missions extérieures), 21 soldats sont morts en opérations, 282 autres ont
été blessés en service.
Par ailleurs, tous les soldats projetés reçoivent aujourd'hui un enseignement sur le sauvetage de combat de premier niveau qui leur permet de secourir des
camarades immédiatement après la blessure.
Véritable "tour de contrôle" du dispositif de soutien aux blessés en opérations, la CABAT a vu en 2010 son effectif doubler. Sa mission s'est renforcée du suivi
des familles des soldats tués en opérations.



Le groupe d'armée du centre est le plus important. Commandé par le maréchal von Bock, il comporte 51 divisions dont 26 blindées et motorisées, et est appuyé par
la 2e flotte aérienne (1 670 appareils). Il est chargé de mener l'assaut principal en Biélorussie, en direction de Minsk, Smolensk et Moscou. Il parvient dans la banlieue de Moscou à la
mi-octobre.
Cet effort de guerre titanesque porte ses fruits. Chef d'état-major général de la Wehrmacht en août 1941, Franz Halder écrira: << Nous avons largement
sous-estimé le colosse russe. Chaque fois qu'une douzaine de leurs divisions était détruite, les Russes la remplaçaient par une autre douzaine >>.
Depuis 50 ans, les cendres du maréchal Lyautey reposent sous le dôme des Invalides. Comme chaue année, l'association qui fait vivre la mémoire de cet officier
visionnaire, organise des cérémonies d'hommage placées sous le haut patronage du Président de la République.
En 1984, à l'occasion du 50e anniversaire de sa mort, les membres de l'association réalisent que nulle part en France on n'a érigé de statue à la gloire du
maréchal Lyautey. L'injustice est réparée, et le 4 mai 1985, la statue est officiellement inaugurée sur la place Denys-Cochin, à Paris (7e). C'est devant cette statue que se tiendra, mardi 10
mai, la prise d'armes concluant les cérémonies d'hommage au maréchal.
Alliée de la France entre septembre 1914 et la fin de 1917, la Russie a perdu 1 700 000 hommes sur le front de l'Est. En vertu des accords franco-russes de
décembre 1915, elle a envoyé au début de 1916 quatre brigades en France et en Macédoine, soit un total de 757 officiers et de 43 5747 soldats. Deux brigades ont été dirigées sur le front français
tandis que les deux autres ont rejoint le front d'Orient.
Afin de perpétuer le souvenir des militaires russes tombés en France, un décret du 7 septembre 1935 a autorisé l'edification d'une chapelle orthodoxe à proximité
du cimetière militaire.

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