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Publié par François GERVAIS

 

Discours de M. Michel Chaput, Président de l'UFAC locale, à l'occasion de la cérémonie du 18 Juin 2008, commémorant l'Appel du général de Gaulle et des divers appels à la Résistance de 1940.

Monsieur le Maire,
Madame la vice-Présidente du Conseil Général,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les présidents d'Associations,
Mesdames, Messieurs.

Aujourd'hui nous commémorons le 68e anniversaire du refus de la défaite et des dizaines d'appels à la Résistance prononcés en France et à l'étranger dont celui du général de Gaulle.

En effet en 1940, il y eu des citoyens clairvoyants et lucides qui surent dire non à la trahison, non à la capitulation qu'ils soient militaires comme les généraux Charles de Gaulle, Delestraint, Cochet, Catroux ou simple capitaine comme Philippe de Hauteclocque, le futur général Leclerc.

Qu'ils soient simples citoyens ou serviteurs de l'Etat comme Jean Moulin, René Cassin, Marcel Paul, Edmond Michelet, Max-Pol Fouchet, Charles Tillon, Monseigneur Saliège, Henry Frenay, Jacques Duclos et bien d'autres, comme les 80 députés et sénateurs qui s'opposèrent à Pétain le 10 juillet 1940, dont beaucoup d'entre-eux furent internés à Maison Carré en Algérie. Tous ces hommes se rebellèrent pour rester fidèles à la République et pour défendre l'honneur de la France.

L'enseignement que l'on peut tirer de ces engagements exceptionnels qui allait nourrir la Résistance nationale, c'est l'expression de leurs lucidités républicaine et pas n'importe laquelle, mais celle de la 1ere République Jacobine de 1973 qui servit de modèle à la 3e République.

C'est sur ce socle que furent formés plusieurs générations de citoyens qui s'illustrèrent en 1815 et en 1870 par la guerre des francs-tireurs, en 1871 par les combats de la Commune de Paris, de la bataille victorieuse de la Marne en septembre 1914 ou au combat de la Résistance intérieure et extérieure.

A ceux qui pour l'honneur de l'armée française sacrifient l'honneur de la France, il est bon de rappeler ce que recommandait précisément la Constitution République de 1789 dans son article 37. Je cite: <<... Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs>>.

Merci donc aux généraux rebelles Charles de Gaulle, Catroux, Delestraint, Cochet en 1940, de Bollardière en 1956, et à tous les citoyens d'avoir respecté cette volonté de notre République.

La France combattante, La Résistance nationale, le Gouvernement provisoire de la République respectèrent la Constitution et les lois de la 3e République qu'ils restaurèrent à la Libération en 1944.

Pour étayer ce propos, il suffit de s'en remettre à ce grand juriste René Cassin, qui dès juin 1940 était aux côtés du général de Gaulle. Il déclarait le 30 septembre 1941 à la radio de Londres dans l'émission "Honneur et Patrie" ceci: <<... l'immense majorité de la nation française refuse de collaborer avec l'envahisseur et repousse un régime imposé par la violence et la trahison>>.

C'est en considération de ces faits, que le général de Gaulle - dont l'autorité s'était imposée à tous - n'a pas attendu pour dénoncer solennellement la violation de la Constitution et des lois de la République Française. Dès que la France Libre a pu prendre corps dans certaines parties de l'empire, un Conseil de huit membres a été crée dont les pouvoirs ont été reconnus par tous les Alliés.

Tel est le précieux héritage patriotique national, fait de respect, de fraternité et de solidarité que nous devons passer aux nouvelles générations, pour qu'elles trouvent leurs cheminements dans la constitution d'une France vraiment démocratique et pour servir au bonheur des êtres humains sur l'ensemble de la planète.

De tous ces appels de 1940 et notamment celui du général de Gaulle, nous retiendrons cette philosophie politique et sociale mise en exergue dans l'un des chapitres de son livre "Au fil de l'épée": <<Au commencement était le verbe, non au commencement était l'action>>.

Ainsi tous ces hommes nous auront laissés un grand exemple et une grande inspiration que l'ont peut résumer ainsi: la passion de la Patrie, l'intérêt supérieur de la nation, l'exigence des libertés, la prospérité par l'effort de chacun pour s'élever dans sa propre condition, la justice sociale par la participation de tous, la dignité du citoyen, et la confiance dans les destinées de notre peuple.

Vive la République,
Vive la France.

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