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Vers 17h, le bataillon Violette du 50e RI atteint le champ de mines qui barre l'accès de la mer sur la commune du Grand Village et entreprend d'ouvrir un chemin sous le couvert d'un feu de broussaille. Malheureusement, les SS en poste vont prendre pour cible le petit groupe de démineurs. Dans la soirée, les fusiliers marins ont franchi le champ de mines entre Le Grand Village et Le Petit Village.

A la hauteur de la commune des Allassins, les éléments de pointe se heurtent à une résistance très violente. Les Allemands vont lancer une contre attaque. Des éléments frais aidés par les SS regroupés vont bousculer les fusiliers et obliger les hommes de Dupin de Saint-Cyr à se replier. Ils vont pouvoir ainsi établir de solides défenses pour empêcher les allemands de pénétrer Le Grand Village. Les mortiers de 76 mm briseront net la contre attaque allemande.

Dans la journée du 30 avril, les forces d'invasion consolideront leurs positions sur le sud de l'île. Plusieurs centaines d'Allemands se rendront. Ils seront immédiatement faits prisonniers.

Le 1er Mai, à une heure du matin, un commando de 207 volontaires du Corps Franc "Marin Armagnac" aux ordres du Capitaine de Corvette Fournier, guidé par le quartier maître manoeuvrier Joguet du réseau "Pré Salé", aborde au nord-est de l'île la plage des Saumonards près de Boyarville afin de réaliser une nouvelle tête de pont. Le but est de créer un second front afin de réduire au silence les pièces d'artillerie du Fort des Saumonards, et assurer une liaison avec le 158e RI.

Vers midi, au village de La Rémigasse, de durs combats vont s'engager pour prendre la position et feront plusieurs blessés dans les rangs du Corps Franc "Marin Armagnac".



Les positions fortifiées, le centre de détection marine et de transmissions, ainsi que le radar du phare de Chassiron tombent rapidement vers 14h. Le commandement allemand donne l'ordre de reddition aux troupes qui résistent encore dans le nord de l'île. A 14h 30, le Korvettenkäpitan Graf von Schnitz, commandant l'île d'Oléron est fait prisonnier dans son blockhaus à Saint Pierre d'Oléron.

En deux jours la libération de l'île d'Oléron est consommée au prix de 18 tués et 55 blessés dans les rangs des forces françaises. Toutes les troupes de libération engagées lors de cette opération, soit 8 882 hommes, seront composées uniquement de combattants français. A l'exception de 15 fusiliers marins libanais qui s'étaient joints au Bataillon de Fusiliers Marins de Rochefort, l'ensemble des  troupes d'assaut est issue des maquis du sud-ouest de la France et des Forces Françaises Libres.

L'armée de l'air britannique ainsi que celle du Groupe n°2 de l'Aéronautique Navale basée à Cognac devaient, quant à elles, intervenir pour couvrir la progression des troupes à terre.

La population civile eut à déplorer quelques victimes prises sous les bombardements. L'ennemi aura 300 tués et 1 600 prisonniers ou blessés. Ce dernier engagement des troupes françaises sonnait le glas des troupes allemandes dans les deux Charentes. Les garnisons de La Rochelle et de l'île de Ré déposeront les armes le 9 mai 1945 sans un coup de feu.

Fin de la seconde partie.

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