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Dans le prolongement de l'ouvrage de Monique Houssin "Résistantes et Résistants en Seine-Saint-Denis", voici quatre biographies succintes de personnages qui ont donné leur vie par fraternité humaine et pour la libération du territoire.

Jacqueline Quatremaire
(Noisy-le-Sec)

Jacqueline Quatremaire a vécu son enfance et son adolescence à Noisy-le-Sec.

Elle entre très tôt dans la Résistance. Comme ses parents, elle devient agent de liaison et tranporte des armes. Elle est arrêtée à Paris en juin 1942 et sera détenue au Fort de Romainville, puis déportée à Auschwitz en janvier 1943 dans le convoi des 230 femmes. Au camp, elle est affectée comme infirmière à la baraque où l'on accueille les malades. C'est en soignant et réconfortant les plus faibles qu'elle contracte le typhus. Elle meurt le 15 juin 1943. Elle avait 24 ans.

Jules Auffret
(Bondy)

Avant-guerre, cet ouvrier installé à Bondy, défenseur des <<mals lotis>>, est élu conseiller municipal, devient adjoint au maire puis conseiller général.
Il rejoint les Brigades internationales au côté des républicains espagnols. En 1939, il organise une manifestation au monument aux morts de Bondy le 11 Novembre. Il est arrêté un mois plus tard, puis déchu officiellement de son mandat. Il est transféré au camp de Châteaubriant en mai 1941. Il a la possibilité de s'évader mais préfère céder sa place. Il meurt fusillé le 22 octobre 1941, à 39 ans, en criant <<Vive la France ! >>.

Antoine Pesqué
(Aubervilliers)

Très connu pour son dévouement, le docteur Antoine Pesqué était surnommé "le médecin des malheureux". Au moment de l'exode de 1940, il reste à Aubervilliers pour ne pas laisser ses malades sans soins. Militant communiste, il est arrêté en octobre 1940 ainsi que sa femme. Il est transféré au camp de Châteaubriant. Il participe à la vie du camp comme médecin, se partageant entre l'infirmerie et les baraquements, et intervient aussi comme professeur. Avec Guy Mocquêt et Jules Auffret, c'est l'un des 27 fusillés de Châteaubriant, le 22 octobre 1941. Il avait 56 ans.

Maurice Grandcoing
(Villetaneuse)

Issu d'une famille de Villetaneuse, Maurice Grandcoing adhère au Parti communiste dans les années 1930. Il entre dans l'illégalité dès le début de l'occupation, et se voit confier un travail de communication au sein du PC clandestin. Il constitue des équipes qui impriment et diffusent la propagande. Le groupe traqué par la police, subit une vague d'arrestation et d'exécutions. Maurice Grandcoing est capturé à deux reprises en juin 1942, à chaque fois il réussit à s'évader. Il est repris le 25 juillet à Bordeaux et conduit au Fort de Romainville. Il sera fusillé au Mont Valérien, le 9 octobre 1942. Il avait 31 ans.

Monique Houssin

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