Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par François GERVAIS


Mercredi 22 octobre, la Municipalité et l'Union Locale des Anciens Combattants de Bagnolet, ont commémoré le 67e Anniversaire des 27 martyrs de Châteaubriant.

Le concours des porte-drapeaux rassemblés autour de la stèle du souvenir, ainsi que la participation d'anciens combattants, donna une grandeur toute particulière à cette cérémonie.

La venue de Me Kerbaul, veuve de notre regretté camarade Eugène qui avait été lui-même interné à Châteaubriant, nous fit chaud au coeur. Merci Odette de nous avoir honorés de ta présence malgré tes soucis de santé.

Après les dépôts de gerbes des diverses représentations, le Chant des Partisans résonna au coeur de la foule nombreuse et recueillie.

La lecture d'un poème relatant la Résistance et le discours de M. Michel Chaput, Président de l'UFAC locale, clôturèrent cette manifestation empreunte d'une très grande émotion.

Un petit reportage photographique relatant cette journée du souvenir est consultable en suivant ce lien Commémoration de Châteaubriant (22.10.2008)

François Gervais
Secrétaire de l'Union Locale

Commenter cet article

Chaput Michel 30/10/2008 15:55

tout d'abord merci François pour ta contribution au devoir de mémoire, j'apprécie les témoignages que tu diffuses sur le blog de l'Union Locale.je me permet d'apporter ma contribution en diffusant le discours que j'ai prononcé lors de la cérémonie en hommage aux fusillés à Chateaubriant le 22 octobre.Monsieur le Maire Mesdames, Messieurs les ElusMesdames et Messieurs Chers amis, chers camaradesEn ce jour anniversaire ayont une pensée toute particulière pour notre ami Eugène Kerbaul qui, il y a 5 ans, à cet endroit nous a beaucoup ému par son récit des évènements qu'il a vécu lui même à Chateaubriant.Aujourd'hui nous commémorons le 67e anniversaire des martyrs de châteaubriant ou nous associons ceux de Nantes et de Bordeaux.En cet automne gris de 1941 les forces fascistes Italo-allemande dominaient l'europe, la France était à terre, mais en même temps s'amorça le ressaisissement de quelques Français répondant aux appels de juin et juillet 1940 du Général de Gaulle, du Général Delestraint, d'edmond Michelet, de Maurice Thorez et Jacques Duclos et de bien d'autres, ce ressaisissement était encore faible mais suffisant pour alerter et inquiéter le gouvernement de Pétain et les autorités Allemandes.A partir de la grande grève patriotique des mineurs du Nord et du Pas de Calais de mai à juin 1941 la résistance s'accrue, malgré la dure et implacable répression, la lutte armée contre l'occupant et ses valets était engagée.les sabotages des transports, des lignes électriques, des matériels de guerre fabriqués dans les usines s'intensifiait.Un vent mauvais se levait comme l'avait constaté Pétain à la radio au mois d'aout 1941.Après l'attentat contre le colonel Holtz, responsable de la kommandantur à Nantes, d'un officier à Bordeaux, le gouvernement de la collaboration et le haut commandement des troupes allemandes voulurent frapper massivement pour apeurer la population et isoler la résistance.C'est ainsi que consciemment fut organisé le crime des otages, avec la haine de classe et l'esprit de revanche sur les dirigeants du monde du travail.Nous avons retrouvé, dans les archives, la lettre du sous Préfet de châteaubriant monsieur Lecornu, qui écrit, en date du 20 octobre 1941 au commandant de la kommandantur, je lis : comme suite à notre entretien de ce jour j'ai l'honneur de vous confirmer que monsieur le Ministre de l'intérieur à pris contact avec le général Von Stunagel afin de lui désigner les internés communistes les plus dangereux parmis ceux qui sont actuellement à Châteaubriant, vous voudrez bien trouver ci-joint la liste de 60 individus fournie à ce jour.comme vous pouvez le constater le crime est signé Pucheu le ministre de l'intérieur de Pétain.C'est ainsi que le 22 octobre 1941 furent fusilés 27 patriotes à Châteaubriant, 18 à Nantes, 5 au Mont Valérien et le 24 octobre 50 à souges.Ces 100 patriotes de milieux différant, de conscience étaient pour la plupart des ouvriers syndicalistes comme Jules Vercruyssesecrétaire de la fédération du textile dont une rue de Bagnolet porte son nom, pour que nul n'oubli.Il y avait des jeunes comme Guy Môquet 17 ans, le Moal André 17 ans, les plus agés étaient Bartélémy Henri de Niort et Bartoldi Titus tout deux 58 ans.dès le dimanche qui suivi la fusillade et malgré la terreur qui pesait sur la ville, la population de Châteaubriant et de ses environs se porte vers la sablière, des fleurs en nombre furent déposés devant les poteaux d'exécution.Déjà l'endroit était consacré, c'était comme un autel de la patrie.Le massacre des otages de Nantes, de Châteaubriant, du Mont Valérien et de Bordeaux indigna le monde civilisé" Vous qui restez, soyez digne des 27 qui vont mourir" avait écrit sur une planche de la baraque le jeune Guy Môquet avant d'aller au supplice.Le 31 octobre, à l'appel du Général de Gaulle un hommage national fut rendu, notamment par des arrêts de travail dans les usines.Un immense sentiment d'admiration monta vers les victimes et leurs familles et tous les détenus politiques.67 ans après les tragiques fusillades des 22 et 24 octobre 1941, les souvenir de tous ces matyrs nous sont proches, ils nous appellent à la méditation, leurs sacrifices lucides n'ont pas été vains.Nous ne prétendons pas, comme certaines personnes l'on déja fait, que la Résistance a débuté à partir d'octobre 1941.Beaucoup de fusillés avaient été arrété et interné illégalement en fin d'année 1939 et au printemps 1940, parce qu'ils s'étaient opposés à la politique de la trahison de Munich. Un autre enseignement qui me parait dominer, c'est le patriotisme de ces héros, leur amour de leur pays, de leur proche, de leur senblable et pour beaucoup d'entre eux leur parti.Les martyrs de Nantes de Châteaubriant, de Bordeaux, du Mont Valérien et de partout ailleurs sur le sol de France ont beaucoup fait pour la libération, pour la victoire sur le fascisme, pour la paix, la liberté et la fraternité avec tous les peuples.La jeunesse de France en cette période terrible de l'occupation a été pour une très grande part la partie active du combat.Comme la si bien exprimé Robert Desnos dans ces vers."Or, du fond de la nuit, nous témoignons encore de la splendeur du jour et de tous ses présentssi nous ne dormons pas, c'est pour guetterl'aurorequi prouvera qu'enfin nous vivons au présent".Eh! oui, cette pensée nous rattache aux réalités du présent.Si nous sommes restés fidèles aux souvenir de tous nos morts, si nous voulons être dignes de leurs messages, agissons fraternellement avec la jeunesse de notre temps pour barrer la route aux nostalgiques du fascisme qui relèvent la tète, s'organisent et manifestent dangereusement leur racisme, leur xenophobie en europe.Pour barrer la route aux falsificateurs et aux révisionistes de l'histoire, relayés par certain médias complaisants qui aident à emplifier leurs agréssions violentes contre la liberté, la démocratie et la paix.Soixante sept ans après le drame de Châteaubriant, de Nantes, du Mont Valérien et de Bordeaux, soixante trois ans après la victoire sur le nazisme du 8 mai 1945, il est impérieux de nous rassembler avec la jeunesse, très largement, nous tous qui partageons les valaurs morales et civiques qui animaient les otages, et tous les combattants de la nuit.Dont l'un d'entre eux, David Emile 19 ans écrivait dans sa dernière lettre : nous mourrons dans l'espoir que ceux qui restent aurons la liberté et le bien être.Gloire et honneur aux martyrs de Chateaubriant, Nantes, du Mont Valérien et de Bordeaux.Vive la Résistance FrançaiseVive la France souveraine et indépendanteVive la fraternité et la paix