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Publié par François Gervais


Rapport moral d'activité présenté par le secrétaire M. François GERVAIS

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Présidents d'associations,
Mesdames et Messieurs les délégués et suppléants,
Mesdames et Messieurs,
Mes Chers Amis,

Au seuil de cette nouvelle année permettez-moi de vous présenter tous mes meilleurs voeux bienveillants. Ce sont en premier lieu des voeux de santé et de longévité. Mais ce sont aussi des voeux de fidélité à notre association qui doit, par delà les évènements, perdurer grâce à votre présence, votre soutien, et surtout votre mémoire.

<< La perte de la mémoire du passé est sans doute la pire infortune qui puisse frapper un peuple ainsi qu'un individu >>. Cette pensée de l'historien Ferdinand Lot résume avec force l'importance des commémorations qui nous rassemblent au fil des ans au sein de l'Union locale de Bagnolet.

L'année 2008 aura bien évidemment été marquée par la commémoration du 90e Anniversaire de l'Armistice du 11 Novembre 1918. Elle aura été également celle de la disparition de Lazare Ponticelli, dernier "poilu" français de la Grande Guerre. Désormais, il appartient à chacun d'entre nous d'entretenir la flamme du souvenir en portant la mémoire des hommes de 14-18 qui ont sacrifié leur jeunesse, leur santé et bien souvent malheureusement, leur vie pour la défense de notre patrie.

A Bagnolet, l'Union locale, la Municipalité et l'ensemble des participants à la commémoration, leur ont rendus un hommage solennel et leur ont témoignés une éternelle reconnaissance pour les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité qu'ils représentaient. Honneur et Gloire à eux !

Et si certains historiens s'interrogent aujourd'hui sur la nécessité de perpétuer certaines commémorations nationales, celle du 11 Novembre revêt un caractère particulier pour celles et ceux qui, comme nous, ont eut un père, un grand-père, ou un grand oncle disparu au cours de ce terrible conflit. Je m'oppose donc catégoriquement à cette tentative de vouloir faire disparaître de la mémoire du citoyen français, tout un pan de notre Histoire de France.

L'année 2008 aura malheureusement encore une fois été marquée par le sceau de l'ignominie. En effet, le cimetière national de Notre-Dame de Lorette à été le théâtre de deux infâmes profanations. Ces gestes innomables qui visaient uniquement des sépultures musulmanes, auront souillés 148 tombes au mois d'avril et 52 le 8 décembre dernier. Ce sont des actes inadmissibles et inqualifiables. A l'unisson, toute la classe politique ainsi que l'ensemble des associations d'anciens combattants ont condamné cette infamie. L'ULAC bien évidemment, s'y est associée.

En parcourant mensuellement notre calendrier commémoratif, c'est-à dire du 19 Mars au 11 Novembre en passant par le 8 Mai et le 18 Juin, l'ULAC couvre la quasi totalité des cérémonies nationales. Toutefois, nous constatons toujours (et pourtant je le souligne tous les ans !), l'absence de cérémonie en hommage aux morts de la guerre d'Indochine. Il est dommage que ce conflit difficile, rude, effroyable, et souvent mal compris dans la lointaine métropole, laisse à l'image du désastre de Dien Bien Phu, le sentiment de milliers de soldats sacrifiés inutilement. Ne pas honorer leur mémoire serait leur faire offense une seconde fois.

J'avoue que j'ai du mal à comprendre que notre calendrier ne puisse pas s'accomoder de cette commémoration aussi importante que celles que nous célébrons habituellement. La journée du 8 juin (jour du retour des cendres du Soldat inconnu d'Indochine), qui est reprise d'ailleurs tous les ans par la Préfecture de Bobigny, et par de nombreuses communes en France, me semblerait judicieuse et plus appropriée que le 20 Juillet (jour de fin du conflit), et qui de plus, à le désavantage de se trouver en période de congés estivals. Je souhaite de tous mes voeux que nous puissions nous entendre sur une date fédératrice pour cette journée du Souvenir. Il nous faut résolument saluer le courage de ces soldats qui ont servis en Indochine dans les pires difficultés, et qui sont morts au nom de nos valeurs universelles de Liberté.

Egalement en bonne place sur mon cahier de doléances, se trouve un voeu que je désire vous soumettre afin qu'il soit débattu au sein de l'ULAC. En effet, notre affiliation dont le but premier est la culture de la mémoire combattante, souffre à mon sens, de l'absence de légitimation un peu plus importante. Je m'explique: A l'image de nombreuses associations d'anciens combattants, il serait judicieux que l'ULAC de Bagnolet soit inscrite au calendrier annuel du Comité de la Flamme de l'Arc de Triomphe.

On pourrait envisager par exemple une représentation du Bureau local avec l'ensemble des portes drapeaux de nos associations. Concernant les nouvelles générations, il serait souhaitable d'y associer les élèves d'une ou deux classes élémentaires, afin de leur faire découvrir et comprendre pourquoi tant de jeunes combattants ont donné leurs vies pour la Liberté de notre Patrie. Bien évidemment une délégation des principaux élus municipaux serait également très appréciée du point de vue représentatif. Ce souhait de sentir reconnue notre Union locale au coeur même de Paris, devrait je l'espère, remporter votre approbation ou tout du moins votre soutien fraternel.

Nos cérémonies de l'an passé nous ont permis de faire perdurer le souvenir des morts de tous les conflits. Et dans cet esprit, nous devons saluer l'initiative du président de l'ULAC, d'avoir fait inaugurer le 1er novembre sur le Mur du Souvenir, une plaque à la mémoire de Georges Carlin, combattant FFI demeurant à Bagnolet, et tué lors de la Libération de Paris. Nous saluons tous ici cette bienveillante décision.

Arrivé au terme de mon propos, je crois pouvoir dire qu'au cours de l'année passée, la constance de l'ULAC et sa composante n'a pas failli aux rendez-vous commémoratifs. Cette fidélité n'est pas seulement une solidarité du souvenir: c'est aussi une valeur vivante que nous continuons à exprimer à travers la fraternité et l'entraide que nous dispensons au sein de nos associations respectives. C'est en nous rassemblant autour de ces valeurs républicaines et en maintenant cette cohésion solidaire, que nous entretiendrons le devoir de mémoire.

Je vous remercie de votre attention...

François Gervais
Secrétaire de l'Union locale

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