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Publié par François Gervais


On parle peu des veuves de déportés. Elles sont, aux yeux du public, victimes des cruautés qui accompagnent les guerres, comme le sont toutes les femmes dont le mari a perdu la vie au cours de celles-ci. Sans doute, se rappelle-t-on l'horreur de la déportation mais on pense rarement au destin des femmes qui, à cause d'elle, sont devenues Veuves de Guerre.

Combien étaient-elles, ces femmes qui ont appris, en 1945, que leur mari ne reviendrait pas des camps ? La réponse à cette question apparaît, comme à peu près impossible. Les statistiques des organismes officiels ne les distinguent pas des <<autres>> Veuves de Guerre, et les enquêtes auprès des associations de déportés, s'avèrent de plus en plus compliquées du fait de la disparition d'un grand nombre de ces femmes. On pourrait, faute de mieux, envisager d'élaborer des approximations chiffrées, en utilisant des statistiques de la déportation, maintenant à peu près sûres, par exemple, celles que donnent le remarquable ouvrage Déportation et Génocide d'Annette Wieworka. Cette historienne y écrit que "environ 140 000 personnes furent déportées de France vers les camps nazis dont 75 000 juifs. 2 500 de ces derniers figurent au nombre des 40 000 survivants". Ceci veut dire que périrent dans les camps 100 000 personnes, 72 500 juifs et 27 500 non-juifs.

Mais l'évaluation du nombre de veuves de déportés, à partir de ces chiffres, exigerait, pour être fiable, des travaux complémentaires difficiles. Car, ces 100 000 morts n'étaient pas tous des hommes, qui auraient pu laisser une veuve derrière eux. Il y avait, en effet, parmi ces victimes, des femmes dont certaines, d'ailleurs, étaient les épouses de déportés, eux-mêmes, parfois, morts dans les camps et figurant donc, à ce titre, parmi les 100 000 morts. Ce cas, relativement rare pour les non-juifs, fut beaucoup plus fréquent chez les juifs puisque, dans leur sauvagerie organisée, les nazis déportèrent des familles juives entières, comprenant parents, enfants et grands-parents.

D'autre part, parmi les déportés, tous n'étaient pas mariés. ainsi les grands départs vers les camps, organisés par la Gestapo en 1943 concernaient très souvent des hommes, arrêtés pour avoir tenté de passer en Espagne ou en Suisse ou d'avoir rejoint le maquis. Ils fuyaient, pour la plupart, le service du travail obligatoire (S.T.O.), imposé aux garçons des classes 1942 et 1943 et étaient donc, en moyenne, trop jeunes pour être mariés. Ceux d'entre eux, qui ne sont pas revenus, n'ont donc pas, en général, laissé de veuves.

On ne peut, par conséquent, dans l'état actuel des choses, que constater l'impossibilité de fournir des indications sérieuses sur le nombre des veuves des morts en déportation. Mais, ce n'est pas une raison pour laisser dans l'oubli les souffrances que ces femmes ont dû supporter. La mort de l'être cher, qui, pour toute épouse constitue une terrible épreuve, a été précédée dans le cas de la déportation, par des chocs particulièrement cruels pour la survivante.

L'arrestation du futur déporté a constitué, pour elle, un traumatisme profond, surtout si elle a subi cette même arrestation ou en a été le témoin. Ensuite, l'ignorance du sort auquel était soumis le déporté dans cette Allemagne ou cette Pologne si inquiétantes, rongeait, pendant des années parfois, l'esprit et le coeur de sa compagne.

Puis, brusquement, au moment de la libération des camps, cette femme apprenait que celui qu'elle attendait, avait subi d'incroyables atrocités et était, sans doute, devenu l'un des squelettes d'Apocalypse que la presse écrite, parlée et filmée, révélait au monde entier, à longueur de journée. Quelques jours plus tard, lui parvenait, trop souvent brutalement, la nouvelle fatale: l'époux ne reviendrait pas. Ces cendres, pour toujours, imprégneraient la terre allemande ou polonaise.

A l'approche du 64e Anniversaire de la << Journée de la Déportation >> et de la << Libération des camps >>, il fallait que, malgré les incertitudes et les imprécisions qui demeurent, ces choses soient dites. Il faut souhaiter que des chercheurs se mettront un jour à l'ouvrage pour que la réalité soit enfin connue, comme elle le mérite.

Jean Mialet
Président du Comité Européen de Dora-Mittelbau
LVC n° 1608 / 10-95

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bachin 14/04/2016 00:09

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