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Publié par François Gervais

On à tous en mémoire les sympatiques ritournelles et autres valses musette d'André Verchuren qui on tant fait danser nos parents et grands-parents dans les années 60's. Ce que l'on sait peut-être moins ou pas du tout, c'est qu'André Verchuren est un ancien déporté de la Résistance.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance en aidant les parachutistes alliés à se cacher. En juin 1944, il est dénoncé, arrêté à Compiègne, torturé par la Gestapo, et envoyé au camp de Dachau avec le convoi N° 7909 (2 566 prisonniers), le 2 juillet 1944. Il en ressortira 13 mois plus tard en août 1945.

Le 14 Juillet 1944, il provoquera les SS en faisant, au péril de sa vie, chanter "La Marseillaise" à tous ses camarades détenus du block.

En tant qu'ancien déporté du camp de Dachau, il reçut les insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur, le 5 mai 1986 (promu officier le 4 novembre 1997). Il est également Commandeur de l'Ordre National du Mérite (17 novembre 2006) pour ses 72 ans de carrière professionnelle.

A l'occasion du centième anniversaire de la naissance de Jean Moulin, en 1999, André Verchuren lui rendit hommage par ce poème mis en musique par ses soins, et sur des paroles de Louis Amade.

François GERVAIS
Secrétaire de l'ULAC de Bagnolet

Tant d'années sont passées, sur ta vie, sur ta mort,
Jean Moulin endormit au panthéon des hommes,
Que je ne sais pourquoi je vais décrire, en somme,
Son souvenir dressé, mélangé à mon sort.

Car je fus parmi ceux, auxquels ton lourd message,
Fut donné à Grenoble, où nous vîmes vivant
Pour la dernière fois ton regard souriant,
Puisqu'à un temps de là, vint ton extrême page.

Toi qui fut le héros de l'histoire interdite,
Le passionné vainqueur d'une France endormie,
Qui pourtant palpitait en suprême défi.
Es-tu toujours présent parmi nous dans tes suites?

Ce soir je pense à toi, moi qui avait vingt ans
Lorsque tu nous as pris sans bien te rendre compte,
Comment les gars venaient, que plus tard on raconte
Telle qu'elles viendraient des profondeurs du vent.

Le foulard à ton cou pour masquer la blessure
Est devenue fanion pour tous les jeunes qui
Avaient pris décision de se détruire si,
Le combat orgeuilleux passait sa démesure.

Tant d'amis sont tombés ainsi en cours de route,
Amoindris, saccagés, fusillés sur des murs.
Mais les années ont fuies et je ne suis plus sûr
De l'accent de leurs voix quand ma mémoire écoute.

Dors en paix survivant à tes propres brûlures,
Jean Moulin éternel parmi nous les mortels.
Et que dans nos brouillards parfois ton bout de ciel,
Passe exalter nos coeurs malgré les déchirures.

Dans l'éternité, Jean désormais dort en paix.

La vidéo de cet hommage.


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