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Publié par François Gervais

Natzwzeller-Struthoff

 

Seconde partie

 

auschwitz2Auschwitz-Birkenau

Le nom a lui seul est porteur de l'atrocité de la déportation et du génocide.

Ce camp de concentration est créé en mai 1940 et libéré par les troupes soviétiques le 27 janvier 1945.

En raison de sa taille, Auschwitz est considéré comme le symbole des meurtres de masse commis par les nazis au cours de ses cinq années d'existence. A l'instar des autres camps, Auschwitz était sous la responsabilité directe d'Heinrich Himmler.

Plus d'1,3 millions d'hommes, de femmes et d'enfants moururent dans les camps d'Auschwitz et de Birkenau, parmi lesquels une grande majorité de juifs.

Noeud ferroviaire important dans la Pologne occupée, le site s'imposait pour y amener des centaines de milliers de déportés parqués dans des wagons à bestiaux et destinés, pour une grande part, à l'extermination immédiate...

Ces victimes de "la solution finale", sont pour la plupart gazés, mais aussi victimes de maladies, de malnutrition, de mauvais traitements, ou d'expériences médicales.

On comprend donc les raisons qui ont poussé le sculpteur F. Salmon et le graveur Thomas à prendre le parti de la sobriété étonnamment suggestive.

Une colonne se dresse, dans laquelle on peut deviner la silhouette méconnaissable d'un être humain à la tête hypertrophiée, à la base de laquelle on lit quelques mots du poète Paul Eluard enterré à côté: << Lorsqu'on ne tuera plus, ils seront vengés... Le seul voeu de justice a pour écho la vie... >>

 

 

Bergen-Belsen-blog

Bergen-Belsen

Ce nom est lui aussi fortement emblématique de "la solution finale".

Le camp de Bergen-Belsen, au Nord de l'Allemagne, était le seul à ne pas avoir de kommandos, dans la mesure où il était avant tout destiné aux déportés juifs "protégés", que les nazis utilisaient comme monnaie d'échange.

Au début de mars 1945, un second camp est construit qui reçoit des milliers de déportés issus des autres camps récemment évacués du fait de l'avancée des troupes libératrices: Bergen-Belsen devient alors le "camp mouroir".

Libéré par les troupes britanniques le 15 avril 1945, la mortalité restera toutefois élevée en raison d'une épidémie de typhus. Environ 70 000 personnes y ont trouvé la mort, dont 20 000 prisonniers soviétiques. Parmi les victimes, Anne Frank et deux anciens députés frrançais: Claude Jordery, le 9 février, et Augustin Malroux, le 10 avril.

Ce monument commémoratif est très suggestif, comme le prouve la présence de rails évoquant la mémoire des trains de la mort, montés sur des socles de pierre donnant la perspective d'une longue voie ferrée menant à l'entrée du camp, elle-même symbolisée par un obélisque central encadré de deux hauts murs aveugles.

 

 

DachauDachau

On se trouve là encore devant un monument suggestif et porteur d'une très grande émotion.

Dachau fut le premier camp de concentration de l'Allemagne nazie.

Plus de 120 kommandos en dépendaient et les déportés travaillaient dans d'épuvantables conditions à fabriquer des vêtements ou à entretenir des armements, quand ce n'était pas les travaux de la ferme...

Assistés d'une commission de rescapés, les architectes Louis Duco et François Spy ont élaboré en 1985 (40e anniversaire de la libération des camps), une construction qui pourrait s'apparenter à un petit temple commémoratif.

Deux brutales et froides colonnes de granit soutiennent un triangle de marbre rouge gravé du nom du camp, allusion directe aux signes cousus sur les pyjamas des déportés.

Une phrase d'Edmond Michelet, qui fut déporté dans ce camp, court sur le mur, et incite à la réflexion: << Nous avons sondé des abîmes en nous-mêmes et chez les autres...>>

Face au monument commémoratif de Dachau, se trouve le sobre mais imposant mémorial aux dirigeants de la FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés Internés Résistants Patriotes). Cet article n'aurait pu voir le jour sans les précieuses activités et publications de la Fédération. Que ses membres en soient chaleureusement remerciés...

 

 

bucchenwald

Büchenwald - Dora Mittelbau

Proche de Weimar, le camp de Büchenwald ouvrit en 1937 et regroupa jusqu'à 174 kommandos.

Avec la création en août 1943 du camp de Dora Mittelbau, il devint un lieu de fabrication des V1 et V2.

Ces camps exploitèrent des milliers de déportés dans les usines d'armement, les carrières, les travaux forestiers, l'armement ou la construction dans des conditions inconcevables.

L'ordre fut donné au début du mois d'avril 1945 de liquider le camp comprenant jusqu'à 250 000 prisonniers. 

A leur arrivée, les Américains trouvèrent 25 000 survivants le 11 avril...

A la suite de la libération du camp, les forces américaines réquisitionnent les habitants de la ville voisine de Weimar, distante de 5 km, pour évacuer les cadavres des déportés. Ceci afin que chacun puisse constater l'horrible réalité du régime porté au pouvoir en 1933.

Le monument commémoratif de Büchenwald-Dora est certainement l'un des plus exceptionnels de par son expressivité: sculpté par L. Bancel et fondu par E. Godard, il révèle trois personnages hallucinants, aux orbites béantes et aux corps disproportionnés à l'extrême.

L'horreur et la souffrance s'expriment ici parfaitement, tout comme la solidarité et l'entraide: les membres inextricablement enlacés, deux déportés aux regards sans vie tentent de relever leur camarade mort et totalement disloqué par la violence du système concentrationnaire.

 

 

Oranienburg-SachsenhausenOranienburg-Sachsenhausen

Implanté en 1935 à 30 km de Berlin, Oranienburg-Sachsenhausen (dit "Sachso"), succède au camp d'Oranienburg ouvert en 1933.

De 1936 à 1945, on estime que 200 000 personnes y ont été internées et que 100 000 y sont morts.

En août 1941, un massacre de masse y a eu lieu avec l'exécution de plus de 13 000 soldats soviétiques prisonniers de guerre.

A la différence de beaucoup d'autres camps nazis, Sachsenhausen fut un camp où peu de juifs furent envoyés.

En effet, on y internait essentiellement des prisonniers dits "politiques", tels que des opposants au régime nazi et des communistes, puis à partir de 1939, des résistants de toutes nationalités européennes, que l'Allemagne asservissait.

Fin avril 1945, le camp fut libéré par les troupes soviétiques. Il restait environ 3 000 survivants dont la moitié de femmes.

Proche du monument au déporté inconnu, l'oeuvre qui honore les victimes du camp d'Oranienburg-Sachsenhausen, est certainement la plus saisissante de par sa taille (plus de 5 mètres), le choix stylistique et la composition.

Créée par J.B. Leducq, cette sculpture colossale représente un homme décharné porté vers le haut par des branches épineuses.

Frédéric Vignot

Seconde Guerre mondiale / n° 3 / 07-08 / 02

SOURCES

 Sites web: Nous avons dû sélectionner parmi la multitude quelques sites offrant une remarquable rigueur dans la présentation et le contenu.

Le site de la FNDIRP présente un historique concis des camps ainsi qu'une carte de localisation. http://www.fndirp.asso.fr

Le site personnel de G. Pellois offre de belles photographies de l'ensemble commémoratif du Père Lachaise http://www.souvienstoi.org

 

A fin de visionner d'une manière optimale les images sélectionnées pour cet article, nous vous invitons à cliquer sur chaque lien correspondant.

Auschwitz-Birkenau 1 Auschwitz-Birkenau 1  Auschwitz-Birkenau 2 Auschwitz-Birkenau 2 Auschwitz-Birkenau 3 Auschwitz-Birkenau 3  Bergen-Belsen Bergen-Belsen  Buchenwald Buchenwald  Dachau Dachau  Flossenburg Flossenburg  Mauthausen Mauthausen  Muna-Monowitz-Auschwitz Muna-Monowitz-Auschwitz  Natzweller-Struthof Natzweller-Struthof  Neuengame Neuengame  Oranienburg 1 Oranienburg 1  Oranienburg 2 Oranienburg 2  Ravensbruck Ravensbruck 

 

 

 

 

 

 

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